2èmes Assises du Produire en France

À l‘heure où les français font preuve d’un intérêt sans cesse grandissant pour l’origine des produits qu’ils achètent au quotidien, RM conseil organise les 2èmes Assises du Produire en France les jeudi 8 et vendredi 9 septembre 2016 à Reims (Centre des congrès – 12 Boulevard du Général Leclerc).

Portées par l’association Pro France qui assure la promotion du label Origine France Garantie, ces 2èmes Assises du Produire en France rassembleront toutes celles et ceux qui pratiquent, soutiennent la fabrication française et créent des emplois en France.

Outre les différentes tables rondes, le temps fort de ces deux journées sera l’audition, dans le cadre d’un « Grand Oral de l’Élysée », des candidats à l’élection présidentielle, qui viendront présenter leurs propositions sur le Produire en France.

Alain Juppé, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Le Maire, Arnaud Montebourg, Cécile Duflot, Jean-Christophe Lagarde, Jean-François Copé, Nicolas Dupont-Aignan, Marie-Noëlle Lienemann, Frédéric Lefebvre, Jean Lassalle, Yannick Jadot, Bastien Faudot et Jacques Cheminade ont confirmé leur présence.

Le programme complet de l’événement est accessible en cliquant ici.

Les groupes Didaxis, EDF, Eren, Hammerson, Innothéra, Kronenbourg, Krys, Les Mousquetaires, Nestlé et Sphere, ainsi la Ville de Reims et Reims Métropole, sont tous partenaires des 2èmes Assises du Produire en France.

Si vous souhaitez accéder au site internet de l’événement, cliquez ici.

La vidéo : outil incontournable des stratégies de communication

L’origine du mot « vidéo », du latin « video », je vois, suffit pour définir à elle seule l’importance et l’objectif de cet outil : la visibilité. Une visibilité aujourd’hui incontournable, notamment pour les entreprises où son utilisation est devenue essentielle dans l’ensemble des stratégies de communication.

Plus impactante que les mots, la vidéo est plus percutante et plus propice à capter l’attention, notamment grâce à l’empathie et le sentiment de proximité qu’elle est plus à même de procurer par rapport à un contenu rédigé. Selon diverses études sur le sujet, l’individu mémorise en effet 20% de ce qu’il entend et 30 % de ce qu’il voit et il retient 70% de ce qu’il voit et entend. Ainsi, 18 des 20 sites internet les plus visités au monde utilisent aujourd’hui la vidéo pour communiquer sur leur entreprise, leur association ou plus globalement sur leur activité en général.

Apportant de la crédibilité aux messages diffusés, elle devient essentielle dans les dispositifs de communication des entreprises. Elle permet à elle seule de combiner plusieurs avantages : présenter une activité de façon ludique, prospecter de nouveaux marchés, obtenir un meilleur référencement sur les grands moteurs de recherche et par conséquent booster le trafic des sites internet et donc la popularité et la visibilité des entreprises ou associations qui l’utilisent pour leurs stratégies de communication.

Outil marketing, la vidéo est aussi un moyen de communication interne pour les entreprises dans le cadre d’une stratégie marque employeur, afin d’informer les salariés, de les motiver et de les rassembler autour d’objectifs et de valeurs communes. Alors qu’un sondage de Communication & Entreprise et Mediaprism, publié dans Les Echos en 2014, montre qu’un collaborateur sur deux n’a pas confiance dans la communication des entreprises, la vidéo semble alors à elle seule un bon moyen pour combler ce déficit en communication grâce à sa capacité d’engagement.

Cependant, dans un contexte de transformation des entreprises, il conviendra à celles-ci de prendre en considération la constante évolution des outils de communication interne. Les communicants veilleront ainsi à innover et à ne pas tomber dans le piège de la com’ corporate « à la papa » qui est bel et bien révolue.

Alors qu’en peu de temps, la production vidéo s’est adaptée et démocratisée en devenant moins coûteuse et « multi device », l’entreprise de demain doit donc, quant à elle, se préparer dès maintenant à développer et intégrer ce média et à en maîtriser les règles simples qui permettent de l’utiliser au mieux.

Malgré tout, les entreprises ne devront pas oublier toutes les conséquences, y compris négatives, que la vidéo est susceptible d’entraîner. Certaines sont à prendre en compte : critiques, mauvais commentaires, contestations… Autant de points à anticiper avant de se lancer dans une nouvelle réalisation.

Certes, une démocratisation de l’usage de la vidéo s’est opérée ces dernières années mais les techniques évoluent à toute vitesse et sont susceptibles de rendre l’utilisation de cet outil compliqué et chronophage. Ainsi, afin d’apparaître comme un véritable expert du storytelling vidéo, quelques règles sont indispensables et se doivent d’être respectées, telles que le script, la durée, le design ou encore la scénarisation.

Incontestablement, les années à venir confirmeront la tendance en matière de consommation et d’utilisation de la vidéo. Les formes de cette dernière seront aussi amenées à évoluer notamment grâce à l’importance croissante de la réalité virtuelle dont les usages sont réfléchis par de nombreuses entités et industries. Dans ce futur proche tous y seront convertis et devront, pour leur succès, en faire partie.

Romain Mouton.

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Les entreprises partent en live

Les réseaux sociaux ont ouvert une nouvelle ère de communication avec le développement du streaming live. Twitter, Periscope, et Facebook Live, deviennent un nouveau terrain de jeu pour les entreprises.

Periscope ou Facebook Live ? Les deux mastodontes des réseaux sociaux, Twitter et Facebook, ont récemment élargi leur offre en y incluant le streaming live. Le premier s’est lancé sur ce marché il y a déjà un an avec Periscope. Le deuxième s’y est intéressé plus tard, lançant d’abord Facebook Live en décembre 2015 pour un nombre restreint d’utilisateurs, puis au grand public début avril.

 

Le nouveau terrain de jeu des réseaux sociaux

Après des débuts chaotiques, Periscope, développée par Kayvon Beykpour et Joe Bernstein, a décollé en France lorsque le footballeur parisien Serge Aurier y a insulté son entraîneur, Laurent Blanc. L’échec de l’expérience menée par l’Elysée le 1er mars dernier a également fait parler de l’application, par ailleurs nommée « App » de l’année 2015 par Apple. C’est aussi place de la République à Paris que l’application s’est imposée, de nombreux utilisateurs filmant la manifestation « Nuit debout » quotidiennement. Certaines vidéos peuvent atteindre les 80 000 visionnages en simultané, et jusqu’à 400 000 chaque jour en cumulant les spectateurs en temps réel et en rediffusion.

Ce succès est pourtant menacé par Facebook, qui a lancé le 6 avril dernier son propre outil, l’application Live. Contrairement à Periscope qui est une application indépendante de Twitter, Live est une fonctionnalité de Facebook, accessible depuis la barre d’options de publication d’un statut. Le passage du fil d’actu au live se fait donc directement. Les critères de diffusion diffèrent également : Facebook reprend ses catégories habituelles, là où Twitter ne propose qu’une gamme de choix limitée à la dichotomie “public-privé“. En privé, il n’est pas possible de choisir une liste à l’avance et les seuls destinataires disponibles sont les comptes suivis et abonnés réciproquement.

Outre ces aspects techniques, et au-delà des différences qui leurs sont inhérentes, les diffusions en direct constituent le nouveau dispositif de pointe des réseaux sociaux. Il appartient donc aux entreprises de saisir l’occasion qui leur est offerte aujourd’hui et de se lancer sur le streaming live.

 

Une niche à investir pour les entreprises

Quel est l’intérêt de ces dispositifs pour les entreprises ? Promouvoir un savoir-faire, une marque employeur et booster sa stratégie digitale. Bien utilisés, ces outils de streaming peuvent permettre aux entreprises de communiquer, tant les salariés via leur compte personnel qu’à travers d’un compte officiel, afin de valoriser un environnement de travail ouvert et dynamique. Cela permet à la fois d’informer, de motiver et de rassembler les équipes d’une entreprise tout en renvoyant une image positive de celle-ci. Les internautes apprécient les diffusions en direct, authentiques, qui ne peuvent être retouchées.

Côté stratégie digitale, le live stream peut ainsi donner une portée importante à un événement : les internautes affectionnent les interactions sur les réseaux sociaux et les retombées sont souvent conséquentes sur ces plateformes. Enfin, ces dispositifs permettent de promouvoir un savoir-faire en présentant un nouveau produit ou service aux clients. Beaucoup d’entreprises et d’événements se positionnent déjà sur la diffusion live : petit déjeuner Periscope pour VivaTechnology, visite des locaux du Deloitte Innovation Lab, retransmission en direct sur Facebook Live de l’interview (ainsi que des coulisses) du Président Hollande dans la matinale d’Europe 1 le 17 mai…

 

Des dispositifs en phase avec les attentes des internautes

Periscope et Facebook Live offrent une opportunité significative pour les entreprises souhaitant booster leur stratégie digitale et promouvoir leur marque employeur, leur savoir-faire ou tout simplement souhaitant communiquer sur un événement grâce au dernier dispositif de communication que représente la diffusion en direct. Si les différents aspects doivent en être maîtrisés (public de diffusion, durée de vie de la vidéo, qualité…), le live stream peut représenter un aspect essentiel de la communication de demain. Aux entreprises de choisir le dispositif qui correspond le plus à leurs objectifs, cibles et conditions d’utilisation recherchés.

Romain Mouton.

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Networking, le « paradoxe de Milgram » 2.0

« Ce n’est pas ce que vous savez qui compte mais qui vous connaissez », cette maxime semble particulièrement vraie dans une société où le réseautage prend une place sans cesse plus importante. Dès lors, avoir un maximum de relations compterait donc plus que nos compétences professionnelles ?
Pourtant, pour encore nombre d’entre nous, le réseautage est assujetti à moult préjugés et semble difficile à envisager, voir totalement rejeté. Superficiel, chronophage… autant de critiques au sujet d’une pratique pourtant devenue incontournable, particulièrement pour les personnes évoluant dans un milieu fortement concurrentiel.

Construire un réseau est en effet devenu un enjeu primordial de réussite professionnelle dans un grand nombre de secteurs. Pour se faire recruter ou pour recruter, pour se lancer dans une aventure entrepreneuriale, prospecter des clients potentiels, trouver des partenaires… le réseau s’impose comme un puissant levier de développement totalement indispensable. Dans ce sens, une enquête de HEC au Féminin, HEC Alumni, Ipsos et Boston Consulting Group a été menée l’année dernière auprès de 500 cadres, pour lesquels le réseautage apparaît comme un « must have ». 66% d’entre eux pensent même que le networking est incontournable pour réussir professionnellement.

Sans compter que le networking possède aujourd’hui des moyens d’interaction privilégiés. Ainsi, le dynamisme du digital se met, plus que jamais, au service du réseautage via les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ou même Twitter qui a lancé la Journée Européenne de l’Emploi l’an passé avec la participation massive des entreprises et institutions françaises autour du hashtag #VotreJob. Les réseaux se sont ouverts au grand public et permettent de connaître et de se faire connaître en se rendant visible.

Le réseau s’apprivoise et se développe en amont des besoins de chacun. Ainsi, de nombreux établissements d’enseignement supérieur mobilisent des associations d’Alumni pour sensibiliser au plus tôt leurs futurs diplômés sur la nécessité de l’entraide qu’ils seront susceptibles de s’apporter. En fédérant les anciens étudiants et les nouveaux autour d’une communauté qui favorise les échanges et l’insertion professionnelle, les jeunes générations prennent en considération le caractère dorénavant essentiel du réseautage dans leur quête d’un emploi futur.

Les soirées networking prennent ensuite le relais de ces associations, en contribuant au développement d’un réseau déjà embryonnaire, notamment au sein de structures favorisant les rencontres professionnelles, à l’instar du Club entreprises de la prestigieuse Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Paris (AROP), du Wine Business Club, de l’Automobile Club de France ou encore des fédérations professionnelles. Moyen efficace de nouer de multiples échanges informels, ces soirées permettent aux actifs, qu’ils soient entrepreneurs ou non, et jeunes diplômés d’élargir leur cercle de connaissances et de réseauter.

Cependant, pour être visible et tirer profit de tous les bénéfices qu’est susceptible d’apporter le réseautage, certaines « règles » – non exhaustives – se doivent d’être connues : identifier ses objectifs, sélectionner ses rencontres en fonction de ses secteurs d’activités et de ses priorités, savoir se présenter dans un temps relativement restreint, faire vivre son réseau en lui accordant du temps, en partageant des informations et en prenant des nouvelles.

Mais, une évidence s’impose : personne ne devient un expert chevronné du réseautage du jour au lendemain. Réseauter efficacement, pour des résultats un tant soit peu visibles, demande des compétences affûtées, une excellente connaissance des outils de communication dédiés au réseautage ainsi que la maîtrise des règles et usages d’entretien de son réseau. L’exploitation d’un carnet d’adresses important exige souvent de passer par des professionnels de la communication et des relations publics dont les conseils stratégiques peuvent être pensés en fonction des besoins concrets de chacun, car devenir un « réseauteur efficace » demande un peu plus que des qualités relationnelles.

Romain Mouton

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Organisation du 1er Forum parlementaire de la santé connectée

À l’heure où le marché français de la e-santé, déjà estimé à 2,7 milliards d’euros en 2015, ne cesse de se développer et de se déployer, RM conseil et CALIF ont organisé, le mardi 29 mars 2016, à la Maison de la Chimie (Paris 7ème), le 1er Forum parlementaire de la santé connectée.

Cet événement, parrainé par Arnaud Robinet, député-maire (LR) de Reims et président du groupe d’études « médicaments et produits de santé » à l’Assemblée nationale, et Jean-Louis Gagnaire, député (PS) de la Loire, a permis pour la première fois la rencontre d’élus de tous bords politiques et de représentants du secteur des dispositifs médicaux intelligents et des objets connectés de santé.

Près de 400 personnes ont ainsi pu assister au cours de cette matinée à plusieurs tables rondes sur les enjeux économiques et sociaux de la santé connectée et sur sa régulation. Le Forum a également donné la parole aux entrepreneurs de la e-santé et à plusieurs parlementaires tels que Françoise Grossetête, députée européenne (LR), Laurent Grandguillaume, député (PS) de la Côte-d’Or et Virginie Duby-Muller, députée (LR) de la Haute-Savoie.

Les cabinets d’avocats CMS Bureau Francis Lefebvre et Hogan Lovells, le Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM), La Tribune, France eHealth Tech et mHealth Quality, ainsi que les clusters Ticsanté, Lyonbiopôle et Eurobiomed étaient partenaires de cette première édition du Forum parlementaire de la santé connectée, clôturée par Mounir Mahjoubi, nouveau président du Conseil National du Numérique.

Vous trouverez une rétrospective de cette riche matinée sur le site internet du Forum en cliquant ici.

Grands Chefs : étoiles montantes des réseaux sociaux

Les derniers convertis deviennent parfois les disciples les plus zélés : voilà bien une maxime qu’illustre à merveille le cas du grand Chef étoilé Christian Le Squer, autrefois breton taiseux et discret, en apparence rétif à l’idée d’exposer son art culinaire au-delà des lambris dorés du restaurant Ledoyen, et désormais Chef-star addict des réseaux sociaux à l’Hôtel Four Seasons George V.

La mue, en soi spectaculaire, n’aura pris que quelques années. Elle prouve que la communication digitale a, ces dernières années, fait évoluer de nombreux corps de métiers, celui de la cuisine compris, où elle est devenue un élément clé de la réussite de nos Chefs étoilés, et plus largement de tous ceux qui font bouger la gastronomie française.

Aujourd’hui, plus que jamais, le grillon de Jean-Pierre Claris de Florian qui clamait « pour vivre heureux, vivons cachés » semble s’être trompé. C’est ainsi que les grands Chefs de notre temps sortent de l’ombre. Christian Le Squer, Guy Savoy, Alain Passard, mais aussi Cyril Lignac, Jean Imbert et bien d’autres, se sont convertis aux réseaux sociaux. Ces chefs cuisiniers, pour certains à la tête de sociétés florissantes, se créent quotidiennement une e-reputation à l’image de leur réussite professionnelle.

La généralisation des smartphones ayant amené à de nouveaux usages, les Chefs cuisiniers ne sont pas à court de moyens pour entretenir leur « Personal Branding ». Site internet, Twitter, Instagram, Facebook, Pinterest, de réelles stratégies de communication se mettent en place. Chacun peut dorénavant se raconter, informer, recruter des membres de son équipe, donner la parole à sa communauté, renforcer son capital sympathie mais aussi rajeunir son image via des storytelling culinaires qui cultivent le sensoriel et l’unique. Et la communication n’est apparemment pas une question de génération ! Alain Ducasse, 59 ans, avec ses 111 000 abonnés Instagram semble n’avoir rien à envier à Mauro Colagreco, 39 ans, et ses 14 500 abonnés.

La visibilité est devenue primordiale et la philosophie de proximité une force, car comme le met en exergue Christian Le Squer, « les gens ne consomment plus de la cuisine, ils consomment des cuisiniers. » En effet, depuis l’essor des réseaux sociaux, l’intérêt ne semble plus d’aller dans une maison, mais d’aller chez Alléno ou encore chez Gagnaire. « Le nouveau consommateur doit avoir un lien avec son chef de cuisine. Les réseaux, c’est une manière d’exister, d’informer sur ce qui se passe à l’intérieur d’une brigade », affirme d’ailleurs le maestro aux fourneaux du George V. A l’instar des hommes politique, les Chefs étoilés sont en effet devenus des marques incontournables dont la valeur dépendra beaucoup de leur dynamisme sur les social media.

Accélérateur de visibilité dans un marché très concurrentiel, les réseaux sociaux contribuent à rendre visible les 600 Chefs récompensés en 2016 par le Guide Michelin. Ils sont aussi facteur d’attractivité pour un public souvent très sollicité, et permettent de remplir de réservations les restaurants, comme en témoigne l’attente pour obtenir une table chez le très connecté Jean-François Piège (84 300 abonnés Instagram).

Une présence digitale active renforce la capacité d’attrait des Chefs également auprès des bloggeurs influents, incontournables prescripteurs des tendances de la gastronomie de demain, mais malgré tout plus à même de visiter le restaurant d’un Chef si ce dernier est incontournable sur les réseaux sociaux. La communication digitale est devenue essentielle et transforme la manière de travailler de ceux qui l’embrassent.

Outil indispensable, en constante évolution, elle constitue ainsi un effet de levier précieux pour la stratégie de communication des Chefs étoilés, qui l’utilise comme facteur clé de réussite.

Une évidence, cependant, s’impose : si les grands Chefs peuvent s’intéresser aux réseaux sociaux et à la communication digitale, ils n’en deviennent pas pour autant des experts chevronnés du jour au lendemain, et l’erreur de communication n’est jamais bien loin. La maîtrise des bons outils et une gestion dynamique des communautés exigent bien souvent de passer par des professionnels des relations publics et des social media, dont les conseils stratégiques et éditoriaux pourront être pensés en fonction des besoins concrets de chacun. Même au plus près des 3 étoiles Michelin, les Chefs n’en restent pas moins des dirigeants comme les autres qui ont souvent besoin d’être accompagné pour structurer un storytelling efficace et impactant.

Romain Mouton

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Communiquer utile

Il est un paradoxe quasi-consubstantiel à notre société actuelle, marquée par la multiplication spectaculaire des opportunités de communication de part et d’autre de la planète, et où pourtant la figure même du communicant, censée par définition faciliter les échanges, notamment entre structures et individus, demeure mal aimée et incomprise. Cette troublante contradiction trouve sa source dans un lourd malentendu, largement partagé et relayé dans l’opinion, qui consiste à voir dans le communicant un «professionnel» peu scrupuleux, celui-là même qui aidera tel homme politique à étouffer un scandale financier, à diffamer tel média indépendant ou même à intimider tel reporter ayant le souci de découvrir la vérité.

Nouvelle exigence

Manipulation, diversion, écrans de fumée…, rien n’est pourtant plus éloigné du travail quotidien des agences de conseil de communication, qui ont justement pour objet de faire tomber les barrières et lever les incompréhensions persistantes entre une institution, une entreprise et son public. Il est donc plus que jamais nécessaire de réaffirmer les valeurs fortes de notre profession et de repenser en profondeur l’utilité même de nos métiers, afin de démontrer leur impact positif sur la société et son évolution face à une défiance particulièrement tenace.

Commençons déjà par un premier constat : la «com à la papa», qui voyait notamment le triomphe du «spin doctor» omnipotent et omniprésent, conseillant son grand patron, capitaine d’industrie, ministre ou député dans une ambiance conspiratoire de fumoir embrumé, est maintenant morte et enterrée. Il convient de dépasser ce fantasme suranné, qui pousse plus de la moitié des français à manifester, par principe ou habitude, de la défiance envers la communication des entreprises, suspectée d’hypocrisie latente ou encore de «greenwashing» mensonger (Enquête Mediaprism pour Communication & Entreprise, 2015). Le communicant se retrouve désormais confronté à une nouvelle exigence, celle d’expliquer la plus-value et la valeur stratégique de son travail, mal comprises aussi bien par ses clients que par l’opinion, car insuffisamment expliquées et défendues.

C’est pourtant le travail du communicant qui rend possible la promotion et la mise en avant des organisations, quelles qu’elles soient, et la valorisation de leur rôle essentiel dans la société. Pour le dire plus simplement, sans communication et sans communicants, la coopération et l’entente elles-mêmes deviennent impossibles entre les différents acteurs de notre société. N’oublions pas ici le sage enseignement de l’École de Palo Alto, qui nous rappelait, dès 1967, qu’«on ne peut pas ne pas communiquer».

La maîtrise des flux

Le communicant ne se charge pas uniquement de gérer de manière abrupte le «canal» de diffusion entre une structure et son public, il se doit également de donner du sens à cette relation. Notre rôle est plus que jamais d’accompagner quotidiennement les dirigeants d’entreprises dans la communication de leur vérité et de leur histoire, dans une recherche constante de pédagogie et surtout d’innovation et de suivi permanent de la nouveauté.

L’audience des entreprises et des institutions devenant par ailleurs toujours plus informée et connectée, notamment à l’heure de l’information en continu sur les chaînes télévisées et sur internet, il y a plus que jamais un besoin de communication et un besoin de profiter de nos savoir-faire, en particulier dans le but de maitriser les flux d’informations et de conversations en provenance du web, des blogs et, encore plus, des réseaux sociaux, autant de compétences propres à nos métiers.

A une époque où le besoin d’information et d’échanges entre individus, communautés et institutions n’a jamais été aussi fort, il est temps de montrer que les 700 000 emplois du secteur de la communication en France ont tous bel et bien une utilité, celle de créer les conditions même du contact.

Romain Mouton

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Ne soyez pas juste vus, soyez visibles

« La plus grande révolution des temps modernes, c’est cette soudaine et aveuglante visibilité du monde » écrit Romain Gary en 1979, faisant ainsi référence à des enjeux plus que jamais d’actualité par rapport à l’exposition médiatique et la capacité de chacun à être vu. Que signifie être visible aujourd’hui ? Comment les personnalités, entreprises et institutions tentent-elles d’exister sur une multitude de canaux sociaux ? Pourquoi certaines arrivent à émerger et d’autres non ?

La masse toujours grandissante d’outils digitaux mis à la disposition des individus et des entreprises créée l’illusion que rien n’est plus simple qu’être visible. Cette conception réductrice de la sphère digitale suppose une présence tous azimuts comme condition sinequanone pour assurer la visibilité de son entité. Et pourtant, s’afficher ne signifie pas être visible. Twitter, Facebook, LinkedIn, Youtube, Instagram, Vine, Snapchat… La multiplication des canaux de diffusion pousse bien souvent les acteurs économiques à mettre en place un dispositif complet dans l’espoir naïf d’intensifier leur visibilité. Cependant, de nombreuses entreprises jouissent d’une visibilité conséquente sans pour autant faire acte de présence sur tous les réseaux sociaux qui proposent une inscription gratuite.

Deux raisons principales expliquent ce phénomène. Premièrement, l’abondance d’outils créée le besoin et les multiples opportunités de communiquer sur les réseaux sociaux prennent l’ascendant sur la réflexion stratégique consistant à identifier les supports pertinents. Deuxième raison : il faut construire sa visibilité, car être visible aux yeux de tous n’est pas seulement impossible, c’est insensé. Chaque entité ou personnalité peut se rendre visible, mais uniquement dans une certaine sphère, dans un certain champ d’action ou domaine d’activité ayant une audience propre et définie.

Construire sa visibilité, c’est identifier les journalistes, e-influenceurs et autres internautes susceptibles de vous suivre car traitant d’enjeux communs. Il faut non seulement les trouver, mais aussi réussir à leur adresser des messages adaptés afin d’interagir avec eux et, in fine, leur proposer des contenus de qualité sur les thématiques auxquelles ils sont sensibles dans le but de créer de l’engagement. En comprenant les aspirations et les besoins en informations de son audience, il est alors possible de délivrer les bons messages pour la fidéliser et ainsi créer une réelle communauté. La visibilité n’est jamais qu’une autre façon de nommer l’influence puisque ces concepts impliquent tous deux la création de groupes et un travail sur le moyen-long terme pour fédérer ces derniers. C’est dans ce cadre que les techniques issues du marketing communautaire sont utiles afin de rassembler ces groupes autour d’un socle de valeurs communes ou encore de singularités sectorielles et professionnelles.

Etre visible, c’est également être écouté et repris. Pour cela, les nouveaux supports de communication jouent un rôle important dans la captation d’internautes et leur fidélisation : les contenus vidéos et les infographies règnent en maîtres sur l’instantanéité de l’information et la mémorisation de cette dernière, et c’est pourquoi ils doivent être privilégiés lors de la mise en place de stratégies de visibilité.

La visibilité s’inscrit également dans la transformation du métier des RP. En effet, ces mêmes outils digitaux ont permis d’évoluer vers ce qu’il est devenu très commun d’appeler les « relations publics », avec un fonctionnement plus qualitatif dans l’identification des leaders d’opinion. Ainsi, on augmente son influence sur la communauté mais également sa visibilité sur d’autres groupes partageant des centres d’intérêt similaires.

Le défi est maintenant lancé aux entreprises, personnalités et institutions : mieux appréhender la communication digitale et mettre en place des stratégies agiles afin de maximiser leur visibilité et interagir avec des e-influenceurs toujours plus exigeants mais prescripteurs.

Romain Mouton

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Les patrons ne doivent pas avoir peur de Twitter

Il est important pour les chefs d’entreprises du CAC 40 mais aussi et surtout de PME d’être sur le réseau social pour soigner leur communication

Denis OLIVENNES, PDG du groupe Lagardère, devant Stéphane RICHARD, PDG d’Orange et Dominique DELPORT, PDG d’Havas Média France. Ce podium d’un nouveau genre est celui de #DigitalBosses, baromètre des PDG les plus influents et présents sur Twitter.

Initié par Nicolas BORDAS, vice-président de TBWA Corporate, par le biais de son mouvement Tweet Bosses, l’objectif est d’encourager les patrons à s’inscrire sur ce réseau social. Tous les patrons.

Il ne faut surtout pas croire que son utilisation est uniquement réservée aux dirigeants des grands groupes. Les chefs d’entreprises de PME et d’ETI sont également directement concernés car les avantages y sont réels, si tant est que l’on en maitrise les codes.

Réseau de l’instantanéité par excellence, Twitter est un formidable outil de veille pour n’importe quel chef d’entreprise. Il offre la possibilité d’observer l’ensemble de son écosystème et des acteurs qui y évoluent. Des bonnes pratiques des concurrents aux attentes des clients en passant par les tendances des influenceurs, tous peuvent être scrutés et observés par le dirigeant pour anticiper les besoins de son entreprise.

Twitter, c’est aussi un outil pour maitriser sa propre parole et sa propre image. Une présence sur le réseau assure que personne d’autre, et notamment de possibles détracteurs, puisse communiquer à la place du dirigeant sur ses actions et ses intentions. Respectant à la lettre l’adage « les absents ont toujours tort », les patrons gagnent à twitter afin d’éviter que d’autres ne le fassent à leur place.

Enfin, être sur Twitter permet aux chefs d’entreprises de donner une image différente d’eux, plus vivante, moins éloignée de la représentation sociale que l’on peut se faire. Cela passe par la capacité à s’exprimer sur des sujets divers, notamment d’actualité, pour gagner en crédibilité et en notoriété. C’est par exemple le cas d’Alexandre BOMPARD, PDG de la FNAC, qui est devenu un véritable influenceur en alternant tweets professionnels et d’ordre privé.

A l’instar des élus, cet outil permet aux patrons d’avoir un lien plus direct avec leurs clients, grâce à des échanges beaucoup moins institutionnels que dans les éléments traditionnels de communication d’un dirigeant.

Mais attention aux égarements. En raison de son impressionnante caisse de résonnance, Twitter peut devenir fatal si l’on ne maitrise pas son contenu.

Parce qu’il faut conserver à l’esprit qu’un chef d’entreprise bénéficie d’une crédibilité et d’une confiance importante dans la société et donc sur Internet, il est indispensable de maitriser son flux de paroles au risque de voir son image écornée.

Jean TOUITOU, fondateur de la marque de vêtements APC, pourrait en témoigner. Son selfie avec un écriteau où était inscrit « nigga » a provoqué un tollé qui a conduit à l’annulation du partenariat que le créateur avait avec Timberland.

Twitter fait partie de la sphère publique. Cependant, certains entrepreneurs n’ont malheureusement pas encore intégré cette donnée.

Jean-Michel AULAS, fondateur de CEGID, président du club de football de l’Olympique Lyonnais et twitteur compulsif, vient de l’apprendre à ses dépens. Twittant la moindre de ses pensées, il a récemment franchi la ligne rouge en critiquant trop sévèrement un arbitre ce qui lui a valu une suspension de ses fonctions pendant deux matchs.

Twitter est donc un outil idéal pour un entrepreneur dans la maitrise de son image et de sa communication. Toutefois, ces derniers exemples montrent qu’une utilisation non réfléchie et une absence de stratégie peuvent être couteuses en termes d’efficacité.

Romain Mouton

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Le métier d’attaché de presse est-il mort?

Le développement du web 2.0 a bouleversé le monde de la communication et suscité certaines inquiétudes auprès des professionnels du secteur, plus particulièrement au sein des bureaux de presse et des agences de relations publiques.

En effet, cette évolution du Web a renversé le rapport au public : désormais, les médias ne sont plus la seule courroie de transmission de l’information et Internet a considérablement accéléré les échanges, conférant un pouvoir nouveau à l’opinion publique, celui de s’exprimer librement et d’interagir avec les entreprises et les marques.

Dès lors, de nouvelles expertises sont devenues nécessaires, telles que celles du community manager, chargé de représenter l’image d’une entreprise sur le Web et de fédérer sa communauté sur les médias sociaux dans le but d’optimiser sa notoriété et de gérer sa réputation en ligne.

En parallèle, les attachés de presse ont dû s’adapter à ce nouvel environnement numérique. Car si leur mission était autrefois de communiquer auprès des médias en amont ou après une campagne, elle comprend désormais également la gestion des flux immédiats d’informations, la rédaction de communiqués de presse adaptés aux exigences du Web et la capacité de s’adresser à tous les acteurs influents, aussi bien sur Internet qu’en dehors.

Aujourd’hui, la frontière entre ces deux professions est de plus en plus poreuse et tend à s’effacer, comme en témoignent la profonde mutation des pratiques et la nouvelle appellation de « relations publics ».

Les deux métiers remplissent en effet des missions similaires sous bien des aspects. Les community managers et attachés de presse produisent et diffusent de l’information en direct, et doivent être en mesure de réagir en temps réel aux requêtes soumises à l’entreprise qu’ils représentent. Par ailleurs, ces deux profils différents effectuent des veilles pour gérer la réputation de leurs clients et identifier les meilleures opportunités de prises de paroles. Enfin, attachés de presse et community managers ont pour mission commune de diffuser du contenu pertinent, potentiellement viral, avec la même volonté de créer de l’engagement auprès de leurs publics.

Dès lors que les « followers » d’une marque sur les réseaux sociaux peuvent devenir des influenceurs potentiels, la relation qu’ils entretiennent avec elle n’est plus le seul apanage des community managers mais concerne également les attachés de presse 2.0. C’est pourquoi ces spécialistes des RP doivent également intégrer la connaissance des médias sociaux.

L’animation des réseaux sociaux n’est pourtant pas une attribution traditionnelle de l’attaché de presse, qui s’adresse lui aux journalistes et aux blogueurs, mais rarement aux consommateurs, alors même que ceux-ci n’ont jamais été aussi influents.

En parallèle, trop d’entreprises négligent encore l’impact d’un bon community management sur leur réputation. Les community managers sont trop souvent limités aux échanges en ligne alors que ces relations se prolongent désormais dans la vie quotidienne.

Non, le métier d’attaché de presse n’est donc pas mort ! Plus que jamais, son savoir-faire en matière de gestion des relations avec les médias constitue un élément clé dans la valorisation de la réputation des entreprises. Mais il faut abattre les dernières cloisons qui subsistent entre les bureaux de l’attaché de presse et ceux du community manager, qui sont tous les deux garants de la réputation globale d’une entreprise.

Romain Mouton

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