2èmes Assises du Produire en France

À l‘heure où les français font preuve d’un intérêt sans cesse grandissant pour l’origine des produits qu’ils achètent au quotidien, RM conseil organise les 2èmes Assises du Produire en France les jeudi 8 et vendredi 9 septembre 2016 à Reims (Centre des congrès – 12 Boulevard du Général Leclerc).

Portées par l’association Pro France qui assure la promotion du label Origine France Garantie, ces 2èmes Assises du Produire en France rassembleront toutes celles et ceux qui pratiquent, soutiennent la fabrication française et créent des emplois en France.

Outre les différentes tables rondes, le temps fort de ces deux journées sera l’audition, dans le cadre d’un « Grand Oral de l’Élysée », des candidats à l’élection présidentielle, qui viendront présenter leurs propositions sur le Produire en France.

Alain Juppé, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Le Maire, Arnaud Montebourg, Cécile Duflot, Jean-Christophe Lagarde, Jean-François Copé, Nicolas Dupont-Aignan, Marie-Noëlle Lienemann, Frédéric Lefebvre, Jean Lassalle, Yannick Jadot, Bastien Faudot et Jacques Cheminade ont confirmé leur présence.

Le programme complet de l’événement est accessible en cliquant ici.

Les groupes Didaxis, EDF, Eren, Hammerson, Innothéra, Kronenbourg, Krys, Les Mousquetaires, Nestlé et Sphere, ainsi la Ville de Reims et Reims Métropole, sont tous partenaires des 2èmes Assises du Produire en France.

Si vous souhaitez accéder au site internet de l’événement, cliquez ici.

Le branding départemental ou comment transformer l’image de son territoire

Les nombreuses incertitudes législatives sur le devenir des institutions départementales ont une influence directe sur leurs images de marques. Pour y répondre les dirigeants départementaux vont devoir s’appuyer sur l’identité même de leurs territoires.

Connaître le devenir du département relève actuellement de la divination, tant la situation est complexe. Les débats souvent orageux qui ont alimenté la campagne électorale sont là pour en témoigner.

Annoncé comme supprimé à l’horizon 2020 par le Premier Ministre lui-même, qui s’est depuis rétracté, le département a vu ses compétences redéfinies avec la loi de réforme territoriale, caractérisée également par un nouveau mode de fonctionnement (refonte des cantons, mise en place de binômes paritaires et surtout changement de dénomination de l’institution).

Or ces transformations sont problématiques car elles induisent un effet néfaste sur l’image même du département qui devient de plus en plus floue aussi bien auprès des citoyens que de ses propres agents. Ces incertitudes conduisent les différents publics à s’orienter vers les autres établissements institutionnels (Conseil Régional, Agglomérations, Villes) qui coexistent sur le même territoire, créant automatiquement une perte d’influence des départements et brouillant leurs positionnements.

En clair, la marque « Département » et son identité de territoire semblent clairement en danger : que représente-elle ? Est-elle utile ?

Bien évidemment, tout n’est pas perdu pour les départements. Au contraire, cette période de grands bouleversements doit permettre de redéfinir et de redynamiser leur image de marque pour rester attractifs et reconnus.

C’est en s’appuyant sur ses valeurs et son implication dans la vie quotidienne des français que les départements réussiront ce défi.

Au-delà, ce travail de Branding peut et doit permettre une meilleure connaissance de ses compétences, un travail non négligeable à l’heure de la relative méconnaissance des institutions par les citoyens.

Pour réussir ce pari, il faudra être capable d’utiliser un cadre de référence dans la construction des axes stratégiques de l’identité territoriale. A titre d’exemple, le schéma départemental du tourisme, compétence appartenant toujours au département, peut être l’une des pistes de réflexion, tout comme peut l’être la culture.

Enfin, il sera indispensable d’étudier les zones d’influences des autres institutions du territoire pour éviter une concurrence impossible.

Ce phénomène de reconstruction de l’image de marque n’est pas propre aux départements puisque les régions vont bientôt devoir faire face à l’immense chantier des fusions.

Les départements doivent donc agir vite au risque de se faire distancer. Ils peuvent être les premiers à commencer, dès maintenant, ce travail. Une chance qui doit être utilisée rapidement sous peine de déconvenues futures.

Romain Mouton

Tribune en ligne sur Le Journal du Net en cliquant ICI

Agir plutôt que subir : le défi d’un lobbying à la française

Agir plutôt que subir : le défi d’un lobbying à la française – tribune pour Le Figaro – Paroles d’entrepreneurs

En France, le lobbying est longtemps apparu comme un pouvoir occulte, indissociablement lié à la société de Cour d’Ancien-Régime, à ses négociations secrètes et à ses privilèges. La Révolution, puis la République, ont ensuite achevé de dénoncer le lobbying comme une pratique nécessairement nuisible, allant à l’encontre de l’intérêt général.

Depuis, cette vision intrinsèquement négative du lobbying a perduré si bien que nul, ou très peu, n’osent encore se revendiquer ouvertement « lobbyistes ». C’est dire si les préjugés sont tenaces dans notre pays !

Pourtant, le lobbying n’est ni une pratique négative ni un métier contre-nature. Posons donc la question : les entrepreneurs doivent-ils accepter placidement d’être impactés par un projet de loi mettant en cause leurs intérêts sans réagir, au nom d’un intérêt prétendument supérieur ? N’ont-t-ils pas le droit de chercher à sensibiliser l’opinion sur des questions qui, au demeurant, la concernent également ?

Qu’on le dise clairement, les élus n’ont pas le monopole de l’intérêt général ! Il appartient aussi aux entreprises, aux associations et aux syndicats de participer au débat public. C’est le propre d’un régime démocratique ouvert et pluraliste. Les responsables politiques doivent, quant à eux, arbitrer entre la somme des intérêts particuliers.

Il nous faut aujourd’hui réaffirmer la valeur positive du lobbying. Réinventer un lobbying « à la française » ; un lobbying qui ne soit plus systématiquement négatif et défensif, mais positif et constructif !

  • Vers un lobbying proactif et positif

Pour les entreprises et les décideurs, le lobbying professionnel doit être appréhendé comme un outil indispensable pour accroître leur influence et renforcer leur visibilité au sein de la sphère publique et médiatique. Un impératif qui se justifie d’autant plus au regard de leurs difficultés à investir un univers politique sinon cloisonnée du moins très codifié.

Contre le lobbying défensif, qui consiste à s’opposer frontalement à tout projet sans proposer de solutions alternatives crédibles, les représentants d’intérêts français devraient néanmoins opter pour un lobbying proactif. Cette stratégie consiste d’abord à bien connaître son environnement institutionnel et à anticiper les évolutions législatives pour, si possible, y prendre part. Il s’agit, aussi, de se concentrer sur les résultats à atteindre et, à cette fin, de nouer des alliances utiles avec ses partenaires.

Un lobbyiste est un facilitateur et un apporteur de solutions. Il doit proposer une expertise, un savoir-faire et éclairer certains aspects techniques d’un dossier. Il doit, aussi, favoriser si possible l’émergence de consensus.

  • Les outils du lobbying à l’heure du Web 2.0

Le développement d’Internet et la multiplication des réseaux sociaux ont profondément modifié l’environnement traditionnel du lobbying en créant des opportunités de prise de parole quasi-instantanées. Dans un tel contexte, point d’influence possible à qui ne maîtrise pas les rouages du Web 2.0 !

Pour être pleinement efficace, une stratégie de lobbying devra donc mobiliser toute une gamme d’outils classiques (veille stratégique, cartographie des publics cibles, constitution d’un réseau dynamique) mais également utiliser la presse et les médias sociaux comme des relais d’influence (à travers des newsletters, des billets d’humeur et des pétitions en ligne). Il s’agit, en effet, de se positionner comme une « force de propositions », autrement dit d’agir sur l’actualité au lieu de la subir.

  • Lobbying et transparence

Qui dit lobbying et influence ne signifie pas nécessairement œuvrer dans l’ombre. Les pouvoirs publics doivent mieux encadrer la profession des lobbyistes, dans une logique de transparence et d’efficacité. L’Union européenne, par exemple, a pris des dispositions très strictes à l’égard de la profession. Les représentants d’intérêts doivent souscrire à des principes consignés dans un « Code de conduite » et s’inscrire officiellement auprès des autorités compétentes.

Forte de la qualité de ses services diplomatiques et de l’énergie de ses entreprises, la France dispose de tous les atouts pour renforcer également sa propre influence dans le monde, à commencer par Bruxelles.

L’influence ne doit pas être un tabou. Elle doit être utilisée avec tact et intelligence, dans le respect des normes en vigueur. Elle doit, surtout, privilégier une posture de compréhension et d’ouverture à l’autre, plutôt qu’une opposition abrupte et stérile.

A nous d’inventer le lobbying français ! Un lobbying moins timoré pour une influence retrouvée !

Romain Mouton

Tribune en ligne sur Le Figaro / Paroles d’entrepreneurs en cliquant ICI